Le règlement européen eFTI organise le partage sécurisé et sélectif des informations réglementaires entre les transporteurs et les autorités. À partir du 9 juillet 2027, les autorités des États membres devront accepter les informations transmises par des plateformes eFTI certifiées.
Source officielle — Commission européenne ↗
EUROCMR
Accès Autorité européen
Exemple : un chauffeur polonais contrôlé en France présente sa LDV en français. S’il est contrôlé en Allemagne, elle s’affiche en allemand ; en Espagne, en espagnol. Il en va de même dans n’importe quel pays européen.
L’objectif est simple : permettre à l’autorité de comprendre immédiatement ce qui est écrit, quelle que soit la langue du chauffeur ou celle utilisée pour créer la LDV. Le document original reste toujours consultable.
Contrôler un transport sans immobiliser systématiquement le camion
L’Accès Autorité permettrait à un agent européen habilité de rechercher l’activité de transport d’un camion enregistré dans EUROCMR à partir de son immatriculation, ou à partir de l’identifiant professionnel d’un chauffeur.
Le résultat reste strictement limité au camion recherché, à l’activité concernée, aux LDV/CMR associées et au ou aux chauffeurs rattachés à cette activité. Il ne donne aucun accès à l’entreprise.
Lorsque l’immatriculation est relevée par un agent ou par un dispositif officiel autorisé, une première vérification pourrait être effectuée pendant que le camion circule. Si les éléments sont cohérents, le véhicule poursuit sa route sans arrêt inutile.
L’affichage s’ouvre dans la langue du pays où se trouve le camion afin que l’autorité comprenne immédiatement la mission, les documents et les traces présentés.
🇪🇺 EUROCMR dans la démarche européenne
L’Accès Autorité ne part pas d’une page blanche. Il transforme en une solution concrète plusieurs orientations déjà engagées par l’Union européenne pour numériser le transport, réduire les contrôles inutiles et mieux cibler les anomalies.
Le tachygraphe intelligent de deuxième génération peut déjà transmettre à distance certains signaux, notamment un possible dépassement du temps maximal de conduite. Ces signaux servent à cibler le contrôle ; l’agent reste seul responsable de leur vérification.
Source officielle — Guide européen du tachygraphe ↗Le paquet Mobilité prévoit l’utilisation des e-CMR, des données tachygraphiques, des registres électroniques et de la coopération entre États afin de mieux cibler les contrôles routiers et de faciliter la vérification des transports internationaux.
Source officielle — EUR-Lex ↗EUROCMR propose de relier ces principes autour du transport réellement contrôlé : immatriculation, activité du camion, chauffeurs rattachés, mission, LDV/CMR, relais et validations horodatées remontées au serveur.
🌍 Compris dans la langue du pays du contrôle
L’Accès Autorité ne se contente pas d’afficher une LDV étrangère. EUROCMR détermine la langue du pays où se trouve le camion et présente les informations utiles dans cette langue. La démonstration propose les 24 langues officielles de l’Union européenne.
La mission, les LDV/CMR, les relais, les statuts et la chronologie des validations serveur sont traduits pour l’agent.
La traduction facilite le contrôle, mais elle ne remplace pas le document d’origine. L’agent peut afficher les deux versions.
Le pays du contrôle sélectionne la langue locale. L’agent peut la modifier lorsqu’un pays utilise plusieurs langues officielles.
L’autorité lit la version traduite depuis son propre appareil, sans manipuler le téléphone du chauffeur et sans dépendre de sa langue.
Comment fonctionnerait le contrôle ?
L’agent utilise un compte institutionnel habilité et une connexion sécurisée.
Il saisit l’immatriculation du camion, éventuellement relevée pendant son passage, ou l’identifiant professionnel du chauffeur.
EUROCMR retrouve uniquement la mission concernée, ses LDV/CMR et ses éventuels relais.
Les éléments utiles au contrôle sont consultés en lecture seule et la consultation est tracée.
Un contrôle préalable sans arrêter le camion
Le camion, la mission, les LDV/CMR, les horaires et les chauffeurs rattachés correspondent. L’agent dispose de l’information utile et le camion peut poursuivre sa route.
EUROCMR signale seulement l’écart observé. L’autorité décide si le camion doit être arrêté afin de vérifier les cartes tachygraphiques, les documents et la situation réelle.
Cette vérification à distance supposerait une intégration autorisée avec les outils institutionnels. Elle ne constitue ni une verbalisation automatique, ni une surveillance générale des entreprises.
Une activité traçable dès la validation de la mission
Lorsqu’un chauffeur accepte une mission, valide une prise en charge, effectue un relais ou termine une étape, l’événement est transmis au serveur EUROCMR. Il ne reste pas seulement enregistré sur son téléphone.
- la mission et la LDV/CMR concernées ;
- l’immatriculation du camion ;
- l’identifiant professionnel du chauffeur ;
- la date, l’heure et le type d’action validée.
- début de mission ;
- prises en charge et livraisons ;
- relais entre chauffeurs ;
- fin de mission et éventuelles corrections tracées.
Cette remontée serveur rend l’activité vérifiable et permet de rapprocher les validations de mission des temps de conduite et des cartes tachygraphiques présentés lors d’un contrôle.
Le journal consultable reste limité à l’activité du camion et des chauffeurs concernés. Il n’ouvre aucun accès aux autres missions ni à la gestion interne de l’entreprise.
Ce que ce rapprochement aide à prévenir
Une LDV isolée ne montre qu’une partie du transport. En reliant l’activité horodatée du camion, les missions, les relais et les chauffeurs déclarés, l’agent peut repérer plus rapidement des incohérences qui nécessitent un contrôle.
Une activité réelle sans chauffeur déclaré, sans mission correspondante ou sans continuité documentaire devient plus visible.
Les horaires des missions et des relais peuvent être rapprochés des éléments réglementaires présentés lors du contrôle.
Des périodes incompatibles, des identités différentes ou l’usage suspect de plusieurs cartes peuvent faire l’objet d’une vérification ciblée.
L’absence ou l’incohérence des LDV/CMR, du camion, du trajet et des chauffeurs peut être signalée à l’agent pour examen.
Simulation d’une recherche institutionnelle
Démonstration locale sans connexion à une base de données ni à une autorité.
✓ Ce que l’autorité peut consulter
- le camion identifié et son statut pour l’activité contrôlée ;
- la mission active ou la mission correspondant au contrôle ;
- les LDV/CMR liées et leur état de validation ;
- le ou les chauffeurs rattachés aux différentes étapes ou aux relais ;
- les horaires, passages et documents strictement utiles au contrôle.
✕ Ce que l’autorité ne peut pas consulter
- les comptes, prix, marges ou factures de l’entreprise ;
- le planning général, les autres camions ou les autres missions ;
- les dossiers RH, salaires ou informations privées des chauffeurs ;
- les clients, sous-traitants ou salariés sans rapport avec le contrôle ;
- une base générale de l’entreprise ou du transporteur.
Deux chemins complémentaires
Recherche institutionnelle : après accord, l’agent retrouve directement l’activité du camion ou du chauffeur depuis son équipement.
Touch Free : pendant un contrôle routier, l’agent scanne l’accès temporaire avec son propre téléphone et consulte les LDV/CMR sans toucher celui du chauffeur.
Simulation d’un accès ponctuel depuis une mission
Ce second scénario crée un lien temporaire en lecture seule pour la LDV de démonstration sélectionnée.
Chargement de la LDV...
ATHÉNA vérifie la mission sélectionnée.
La langue sera proposée automatiquement selon le pays.